dans bientôt 3 semaines, le dimanche 3 avril, notre association Créachooet' organise sa deuxième mini crop à Figeac ; il reste encore quelques places pour les amateurs ; vous trouverez les infos ici Deuxieme_Minicrop_de_FIGEAC_annonce .

n'hésitez pas à vous inscrire!

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et, comme je l'avais recemment évoqué, je vous ai préparé un petit article concernant la

Violette de Toulouse.

dans mon jardin:

jardin

un de mes premiers plaisirs du printemps, cueillir quelques violettes et en faire un mini bouquet parfumé pour ma table :

bouquet

une carte issue d'un des livres ci-dessous:

 carte

de ces deux livres qui me ravissent, j'ai tenté de faire un  résumé que je vous propose de lire :

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Peut-être est-ce un soldat originaire de Saint Jory au Nord de Toulouse, qui, lors de la campagne d’Italie, aurait envoyé quelques plants à sa bien aimée, évidemment des violettes de… Parme.
La variété toulousaine est très belle : de nombreux pétales (la violette double) et un délicat parfum en feront vite la reine des bouquets au XIXème siècle. 600 familles vivaient alors de la culture de cette fleur, vendue au poids, et dont les adorables bouquets ronds partaient jusqu’en Allemagne, Angleterre, Norvège et même en Russie dans des emballages rappelant la forme des cartons à chapeaux. Eugénie de Montijo, impératrice épouse de Napoléon III adorait les bouquets de violettes.
Les jardiniers producteurs se regroupent, au début du XXème siècle, en coopératives, et le succès sera retentissant dans les années 30 (600 000 bouquets par an !) ; mais peu à peu la violette va perdre sa notoriété (difficiles conditions de travail, gelées, plants dégénérés, parfums chimiques…) et les coopératives seront dissoutes, malgré le label « violette de Toulouse » en 1960, son parfum, sans oublier le Bal des Violettes et l’élection de Miss Violette….
Des scientifiques vont relancer la production de la violette dans les années 80/90, en utilisant de nouveaux procédés (in vitro), une fois les plants assainis .
Et cela va aller vite,  la violette va se retrouver sur le devant de la scène et la ville va renouer avec les festivités autour de la fleur et devient le siège du « Conservatoire de la Violette » (culture dans les serres de la ville) ; il existe à présent la Confrérie de la Violette, Les Amis de la Violette, et la grande Fête de la Violette, le premier week end de Février.
De nombreux produits dérivés ont été créés autour de la fleur, bien au delà des fameuses violettes cristallisées, en particulier en confiserie, épicerie fine, parfumerie, déco, et on trouve à Toulouse quelques boutiques spécialisées, notamment Violettes et Pastels et la célèbre Maison de la Violette qui se situe sur une péniche sur le Canal du Midi (classé au patrimoine de l'Unesco), face à la gare.

cette photo de La Dépêche du Midi montre la dernière fête de la Violette devant le Capitole, la superbe mairie de Toulouse.

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et voici encore quelques images :

le traditionnel flacon de chez Berdoues et son emballage romantique:

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porcelaines de la grand-mère de chéri-chéri (né à Toulouse !)

porcelaine

toujours là ? alors merci ! n'hésitez pas à goûter les produits à base de violette : bonbons, dragées, confit, liqueur, thé et infusions,sel, sucre, sirop, moutarde...et à réaliser de succulentes recettes comme le foie gras à la violette, le kir à la violette, crèmes et glaces...tout un programme pour qui s'y intéresse de très près et qui a le palais curieux...

j'espère vous avoir fait passer un bon moment avec mes violettes et je vous dis à très bientôt...